OBJECTIF LUNE DE LA NASA

C’est décidé : les Etats-Unis reprennent leur politique tourné vers l'espace et le cosmos, et la NASA a annonce officiellement son intention de retourner sur la Lune. Après avoir été ignoré pendant plusieurs décennies par les astronautes et les scientifiques, notre satellite naturel va donc à nouveau accueillir des hommes sur son sol à l’horizon 2020. Retour sur ce revirement de la stratégie américaine en matière d’exploration spatiale.

Vers des bases habitables...

Base

 

 

« l’annonce de la NASA n’est que le reflet des enjeux géostratégiques qui se dessinent à l’horizon 2050, époque où l’épuisement des ressources sur Terre aura atteint des proportions dramatiques »

« Les Etats-Unis considèrent-ils déjà la Lune comme le premier supermarché de l’espace, destiné à ravitailler une planète bleue totalement vidée de ses ressources ? »

Vers des bases habitables...
Après avoir posé le pied sur la Lune voila plus de 30 ans, l’Homme semblait s’être complètement désintéressé de cet astre, jugé mort et stérile par les scientifiques. Pourtant en 2005, la NASA ne cache plus ses objectifs : elle compte bien envoyer d’ici à une dizaine d’années quatre astronautes sur la Lune, y installer des bases habitables et en exploiter les ressources. La construction d’une base lunaire souligne nettement l’intention de l’agence spatiale américaine de s’installer durablement, à l’inverse des précédentes missions. C’est sous l’impulsion du président des Etats-Unis, Georges W Bush, que le budget pour ces missions futures a été débloqué. Alors que les sondes et les télescopes sont envoyés de plus en plus loin dans l’espace et que le programme de missions de la NASA semble d’ores et déjà saturé, comment expliquer ce soudain intérêt pour notre satellite naturel et cette motivation surprenante pour la « colonisation lunaire » ?

... et la commer- cialisation des ressources lunaires !

Plusieurs scientifiques estiment que ce projet est tout sauf désintéressé. En effet, le retour vers la Lune et l’installation de bases lunaires traduisent la volonté politique américaine de contrôler l’orbite basse de la Terre. Nos dirigeants, conscients que les ressources naturelles de la planète bleue atteignent un niveau critique, songent à exploiter un nouvel astre, en l’occurrence la Lune, notre voisine la plus proche. En résumé, l’annonce de la NASA n’est que le reflet des enjeux géostratégiques qui se dessinent à l’horizon 2050, époque où l’épuisement des ressources sur Terre aura atteint des proportions dramatiques. La pénurie de nombreuses ressources naturelles ne pourra être comblée que par l’exploitation d’un nouvel astre... avec commercialisation à la clé ! Un marché gigantesque, dont les Etats-Unis entendent bien détenir le contrôle en étant les premiers à s’installer sur cet immense territoire vierge. Ainsi, les bases lunaires pourraient également abriter des bases d’extraction de plusieurs composés, notamment de l’eau, de l’hydrogène, du régolite et de l’Hélium 3. Les Etats-Unis considèrent-ils déjà la Lune comme le premier supermarché de l’espace, destiné à ravitailler une planète bleue totalement vidée de ses ressources ? 


Un monopole lunaire de plusieurs années
Quoi qu’il en soit, en travaillant dès à présent sur les missions lunaires, les américains sont sûrs d’être les premiers à s’installer durablement sur la Lune, ce qui leur permettra de choisir les sites les plus stratégiques, c’est-à-dire les plus riches en ressources et les terrains facilement exploitables. Les autres pays qui ambitionnent de construire des bases lunaires, Chine et Russie en tête de liste, ne pourront pas être prêts pour 2018, mais au mieux pour 2025 ou 2030, même si d’ambitieux programmes sont également à l’ordre du jour (voir notre encadré). Nouvel indice que les Etats-Unis désirent régner en maître sur ce territoire, la coopération internationale sera très limitée. L’administrateur de la NASA, Michael Griffin, a ainsi précisé lors de la conférence de presse que les Etats-Unis auraient le contrôle de tous les systèmes de transport mais qu’ils feraient appel à des partenaires pour les installations lunaires. L’agence spatiale européenne ne serait donc utile que pour servir « d’ouvriers de chantier » !

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