APOPHIS ET LA TERRE

Qui est Apophis : un astéroïde parmi tant d'autres ?

Un destructeur qui menace réellement la Terre ?

L'accomplissement de prophéties anciennes ?

 

Apophis

 

APOPHIS est un astéroïde géocroiseur.

Découvert en juin 2004, ce navigateur initialement évalué à 270 mètres de long et 27 millions de tonnes environ suit une orbite qui croise deux fois celle de la Terre à chacune de ses révolutions, ce qui lui vaut le qualificatif de " géocroiseur " ou " NEO " (de l'anglais Near-Earth Object).

Son passage à 14,46 millions de kilomètres de la Terre, le 9 janvier 2013, a permis de revoir sa taille à la hausse : 325 mètres !

Ceci implique une croissance de 75 % de son volume ou de sa masse (selon Thomas Miller de l'Institut Max Planck en Allemagne) par rapport aux données de 2004, soit près de 50 millions de tonnes au lieu de 27.

Les premières observations de l'astéroïde avaient conduit à évaluer une probabilité assez élevée de collision avec la Terre le vendredi 13 avril 2029.

Un vendredi 13 ... Quel cadeau pour les supersticieux !

Est-ce pour conjurer le sort que cet astéroïde fut baptisé officiellement du nom d'un dieu égyptien, Apep (nommé APOPHIS en grec), considéré comme un DESTRUCTEUR ?

L'astéroïde a été classé initialement au niveau 4 sur l'échelle de Turin, ce qui fut sans précédent ...

En astronomie, l'échelle de Turin est une méthode permettant de classer les risques d'impacts d'objets géocroiseurs (astéroïdes ou comètes).

Elle est graduée de 0 (aucune chance de collision) à 10 (collision inévitable).

Le niveau 4 suppose plus de 1 % de possibilités de collision suscitant des dégâts dont l'ampleur dépendrait de la taille de l'objet ...

Sept ans d'incertitude ?

Le vendredi 13 avril 2029, l'astéroïde Apophis pourrait être observé par des millions de terriens, à l'oeil nu, non sans inquiétude.

Classé dans un premier temps au niveau 4 sur l'échelle de Turin, la probabilité de collision avec la Terre en 2029, évaluée à 2,7 %, a ensuite été considérée comme insignifiante et Apophis rétrogradé au niveau 0.

Mais de son passage à 32.000 km de la Terre, en ce vendredi 13 avril 2029, peut dépendre la révision des probabilités de collision avec la Terre, le 13 avril 2036 (dimanche de Pâques), sept ans plus tard.

" Une distance jamais observée dans les temps modernes ", selon une dépêche AFP du 7 octobre 2009.

Passer à une aussi faible distance de la Terre en 2029, c'est-à-dire plusieurs milliers de kilomètres au-dessous des satellites géostationnaires, peut avoir pour effet d'infléchir la trajectoire d'Apophis, de modifier son orbite, ce qui l'amènerait à nous cotoyer de plus près en 2036.

Apophis pourrait ainsi se faufiler en 2029 dans un " trou gravitationnel " de 600 mètres de diamètre et se situer sur une trajectoire de collision avec la Terre sept ans plus tard.

Il est probable que l'on soit dans l'incapacité d'affiner correctement les prévisions pour 2036 avant son passage en 2029.

Jusqu’en 2011, Apophis était trop proche du soleil pour être correctement observé, et il aura fallu deux ans de plus, c'est-à-dire en 2013, pour qu’il se rapproche assez de la Terre pour améliorer son étude.

Observable à l'aide de télescopes terrestres jusqu'en février-mars 2013, Apophis sera de nouveau hors de portée jusqu'en 2021.

Si le niveau de risque se révèle élevé à partir de 2029, les habitants de la planète Terre ne vont-ils pas connaître sept ans d'angoisse ?

Car les effets de la collision d'un corps de 27 millions de tonnes avec la Terre équivaudrait, au moins, à 510 mégatonnes de TNT, soit l'équivalent de 34.000 fois la bombe d'Hiroshima ... et si Apophis avoisine 50 millions de tonnes, suivant les dernières estimations, les effets ne peuvent que s'accroître.

Apophis

 

 

Tsunami ou hiver nucléaire ?

La chute de l'astéroïde Apophis aurait des effets dévastateurs.

S'il touchait l'océan, Apophis provoquerait un tsunami gigantesque.

En Californie, par exemple, les simulations publiées sur le site " The Planetary Society " évaluent la vague qui déferlerait à 100 km/heure sur les mégapoles littorales à 17 mètres de hauteur, atteignant le 4ème étage des immeubles.

S'il percutait le sol, il susciterait des dégâts considérables dans un rayon pouvant dépasser plusieurs centaines de kilomètres, l'équivalent de la France ou de l'Espagne, et tuerait plusieurs millions d'habitants dans des zones à forte densité.

Les astrophysiciens estiment qu’un corps heurtant la Terre creuse un cratère dont le diamètre représente 20 fois sa taille et la profondeur est égale au double de celle-ci.

Ainsi avec ses 325 mètres, le cratère occasionné par Apophis pourrait mesurer plus de 6 kilomètres de diamètre et près de 700 mètres de profondeur.

La poussière libérée dans l'atmosphère générerait un " hiver nucléaire " (au moins dans l'hémisphère touché) qui pourrait durer plusieurs mois.

Parmi les solutions envisagées pour éliminer ce visiteur indésirable, certains ne manqueront pas de préconiser sa désintégration par des charges nucléaires, comme l'a préconisé un rapport de la NASA, s'inspirant peut-être des films de science-fiction.

Mais la multiplication des fragments pourrait augmenter considérablement les dégâts pour notre planète.

Deux astronautes américains ont proposé de positionner un vaisseau spatial à proximité immédiate d'Apophis au moyen de moteurs fonctionnant à l'énergie solaire.

Selon eux, la force d'attraction entre les deux objets suffirait à dévier l'astéroïde de quelques centaines de mètres afin qu'il modifie sa trajectoire avant 2029.

D'autres solutions sont envisagées, notamment celle utilisant des miroirs gonflables pour diriger le flux solaire vers l'astéroïde ; ou l'échauffement de sa surface par rayons laser, afin de vaporiser ses roches et déclencher une poussée.

Apophis

 

A SUIVRE...

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

×