DISPARITIONS DE NOS ABEILLES EN MASSE!!!

Depuis plusieurs mois, un phénomène alarmant laisse sceptiques les scientifiques comme les apiculteurs : les abeilles du monde entier désertent les ruches par milliards et… se volatilisent mystérieusement. Ce ‘syndrome d’effondrement des colonies’ comme l’ont appelé les spécialistes, est pour l’instant inexplicable et pourrait avoir des conséquences désastreuses. Car comme l’avait prédit Einstein, la disparition des abeilles provoquerait la fin de l’espèce humaine… en quelques années seulement !

Disparitions inexplicables de nos abeilles !

Disparition

 

« Aucun cadavre d’abeille n’a été retrouvé. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir… »
« Une population d'abeilles en voie d'extinction disparaîtra jusqu'à 10 fois plus vite que toute autre espèce en voie d'extinction ayant une population de même taille… »

Des disparitions inexplicables
Voilà environ 6 mois qu’une inquiétante épidémie secoue le monde des apiculteurs : des millions de ruches se retrouvent désertées et des milliards d’abeilles disparaissent sans laisser de trace… Le phénomène semble avoir commencé dans une ruche de Floride il y a un peu moins d’un an, avant de gagner avec une vitesse déconcertante l’ensemble des ruches américaines, puis celles du Canada et de l’Europe. En Allemagne, en Suisse, en Italie, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en Pologne… jusqu’à 80% des ruches européennes ont d’ores et déjà disparu. En Angleterre, le phénomène a été baptisé ‘Marie-Celeste’, le nom du navire dont l'équipage s'est volatilisé en 1872… Au début de l’été, on apprenait que l’Asie - notamment les apiculteurs coréens - subissait la même épidémie ! Pour se rendre compte de l’ampleur du désastre, il suffit de se pencher sur les statistiques américaines : avant le début du ‘syndrome d’effondrement des colonies’, il existait 2,4 millions de ruches aux Etats-Unis ; aujourd’hui, il n’en reste plus que 900 000, soit 1,5 millions de ruches dévastées en quelques mois ! Une catastrophe écologique d’autant plus grave que l’on se sait pratiquement rien du phénomène ; aucun cadavre d’abeille – sur des milliards portées manquantes – n’a été retrouvé. Tout se passe comme si les insectes quittaient leur habitat en masse pour une destination inconnue sans jamais y revenir…

Sans les abeilles, la vie ne serait pas possible !

Cette perte massive d’abeilles à travers le monde n’est évidemment pas sans conséquences : outre la production de miel, 80 % des plantes ont en effet absolument besoin des abeilles pour être fécondées (via pollinisation) ; sans cet apport indispensable, exit la production de fruits et de légumes…

Interviewé par le site Internet www.futura-sciences.com, le spécialiste Bernard Vaissière, chargé de recherche à l’INRA et animateur du Laboratoire de pollinisation entomophile, fait le point sur les cultures concernées : « Selon une étude internationale menée sur 115 cultures et dans 200 pays, par des équipes de France, d’Allemagne, des Etats-Unis et d’Australie, les 3/4 des cultures sont pollinisées majoritairement par les insectes. C’est le cas pour la plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao. Seules 25 % des cultures n’en dépendent pas du tout (principalement les céréales comme le blé, le maïs et le riz).

Au total, c’est 35 % de la production mondiale de nourriture qui provient de cultures dépendant de la pollinisation par les insectes ». L'importance des abeilles dans l'écosystème est telle qu'il y a un demi-siècle déjà, Albert Einstein avait estimé que si cet insecte venait à disparaître du globe, l'espèce humaine s’éteindrait à son tour au bout de 4 années ! Or le péril est réel, comme le confirme Bernard Vaissière : « Je pense qu’aujourd’hui la possibilité d’un déclin important des populations d’abeilles, voire de la disparition complète de certaines espèces, est réelle ». Les premières conséquences immédiates d’une extinction de masse seraient les suivantes : les agriculteurs auraient de sérieux problèmes d’adaptation, le consommateur paierait plus cher sa nourriture, certains aliments deviendraient introuvables dans certaines régions, pendant plusieurs années. Une planète sans abeilles serait grandement appauvrie, avec des conséquences sociologiques et économiques impossibles à évaluer, même sur le court-terme.

 

 

 

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