L’actualité spatiale tout entière ou presque s’est tournée vers le nouveau Graal des astronomes : la découverte d’exoplanètes (planètes tournant autour d’une autre étoile que le Soleil), et avec elles peut-être, des planètes ressemblant trait pour trait à notre chère Terre. Une probabilité qui ne fait qu’augmenter au fil des jours ; car si pour le moment les ‘chasseurs d’étoiles’ n’ont pu apercevoir dans leurs télescopes que des exoplanètes non propices à la vie, les ‘géantes gazeuses’ sur le modèle de Saturne ou Jupiter, de nombreux scientifiques estiment que les premières planètes telluriques (avec une surface en dur) seront détectables dans quelques mois seulement. Manquant de références en matière de planètes habitables, les chercheurs doivent pourtant dès à présent travailler sur des outils capables de déceler à des années-lumière de distance ces fameux indices de vie potentielle. Comment faire alors pour développer une technologie performante, indispensable pour localiser des mondes identiques au nôtre ? Les agences spatiales n’ont pas d’autre choix que de se tourner vers notre propre Système Solaire et ses planètes à l’environnement plus ou moins hostile, en essayant de déterminer avec précision quels types ‘d’objets’ dans l’espace sont théoriquement habitables pour un organisme terrestre.
Première sonde de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) uniquement consacrée à Mars, Mars Express est composée d’une kyrielle d’équipements scientifiques dont la mission est d’étudier la planète rouge sous toutes les coutures. Un des outils particulièrement efficace dans la quête de la vie extraterrestre dont est équipée la sonde se nomme Spicam : c’est un spectromètre fonctionnant dans l’infrarouge et dans l’ultraviolet pour étudier l’atmosphère. Les données des composantes de l’atmosphère sont bien sur capitales pour déterminer l’habitabilité d’une planète pour une forme de vie, aussi simple soit-elle. On sait notamment que le rayonnement UV trop intense détruit la majorité des organismes terrestres ; à cela s’ajoute la répartition d’oxygène, le taux de poussières et de CO2. Spicam réalise actuellement ce type d’analyses sur l’atmosphère martienne, il mesure également la présence d’ozone, d’eau et de produits oxydants. Les premiers enseignements de l’étude de Mars par la sonde de l’ESA vont d’ores et déjà servir de base pour les prochaines recherches de planètes habitables. En effet, les scientifiques ont pu déterminer un lien étroit entre ozone et eau : plus il y concentration d’eau dans l’atmosphère, moins il y a d’ozone, jusqu’à sa disparition totale. Or l’ozone, sur Terre en tout cas, sert de couche protectrice contre les dangereux rayons ultraviolets en provenance du soleil ; sans ce gaz, toute vie deviendrait impossible.
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